La réalisation du projet Inga 3 devient un impératif absolu pour la RDC, selon le ministre des Ressources hydrauliques Bruno Kapandji

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La cérémonie d’ouverture mardi de la réunion de concertation avec les partenaires au projet Inga et dont les assises sont organisées au Grand Hôtel Kinshasa a été marquée par un vibrant discours du ministre des Ressources hydrauliques Bruno Kapandji qui a déclaré que la réalisation du barrage Inga 3 est devenu un impératif absolu pour la RDC.

La réalisation de la Centrale hydroélectrique d’Inga 3, avec une puissance installée de 4800 mégawatts, en première phase, devient un impératif absolu pour le développement socio-économique de la République Démocratique du Congo et une des conditions d’intégration régionale et de la création du marché commun de l’Afrique, a déclaré le ministre des Ressources hydrauliques et électricité Bruno Kapandji Kalala, à l’ouverture mardi de la réunion de concertation avec les partenaires au projet d’Inga au Grand hôtel Kinshasa.

Cet atelier met en face du gouvernement congolais les trois candidats développeurs pré qualifiés, à savoir Acs-Eurofinsa Aee (Espagnol), Gtpc-Cwe Sinohydro (Chinois) et le groupe canado-coréen Snc Lavalin-PoscoDaewo. Il permet ainsi de baliser la voie du projet d’Inga 3, basse chute, en toute transparence et à des conditions techniques, financières, environnementales et procédurales acceptables par toutes les parties. Cela en tenant compte des paramètres de rentabilité, de mobilisation des fonds, de gestion des risques, des coûts de production et de transport, et de la demande crédible, a dit le ministre.

M.Kapandji a rappelé les résultats des études de faisabilité du développement du site d’Inga réalisées par le groupement Aecom-Edf sur un financement de la Banque africaine de développement (Bad) et présentées en septembre 2013. Ces études adoptées par le gouvernement lèvent l’option de développer Grand Inga en mode de partenariat public-privé, de développer le site progressivement en sept phases partant d’Inga 3 à Inga 8 et de construire Inga 3 basse chute de 4800 MW, avec un canal d’amenée de 12 km.

Le ministre, qui a noté une évolution du projet d’Inga, a invité les partenaires à œuvrer dans le sens du respect des échéances d’octobre 2015 prévues pour la pose de la 1ère phase et la production du 1er mégawatt en 2020. Il a rassuré les partenaires de l’engagement du Président Joseph Kabila de faire de la RDC une puissance énergétique et de matérialiser la vision d’émergence du pays en 2030, grâce aussi à l’apport d’énergie. Pour sa part, le Coordonnateur de la cellule de gestion du projet d’Inga 3(CGI3), Bernard Diayele, a salué la réunion de concertation avec les candidats développeurs du site d’Inga.

Cette rencontre va permettre de pénétrer les contours du dossier, en vue de préparer les appels d’offres acceptés par les développeurs dans ce projet qui nécessite 12 milliards USD dont 70% seront débloqués par les privés. M Diayele a affirmé que le projet évolue positivement depuis son lancement en 2013 grâce à l’étude de faisabilité disponible, à la pré-qualification des candidats développeurs, au groupement des bureaux conseils, à la mise en place des organes d’orientation et à la gestion du projet ainsi qu’à l’approbation des fonds d’appui au processus par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.

    Il s’agit aussi, selon lui, de la signature du traité sur le Grand Inga entre la RDC et la République Sud Africaine (RSA) pour développer ensemble le site avec l’option d’achat de 2500 MW d’Inga 3, basse chute par la RSA. Quelques ministres et ambassadeurs et des délégués des bailleurs de fonds, des partenaires et des candidats développeurs ainsi que des hauts fonctionnaires de l’Etat participent à cet atelier de trois jours.

Sourcehttp://www.digitalcongo.net/article/101353